NOUVEAU · GNL · ÉTATS-UNIS · EUROPE · 26 SEPT. 2026

Gaz : 63,2 % du GNL européen venait des États-Unis au T2 2026 — dépendance remplacée ou diversification réussie ?

Au deuxième trimestre 2026, les États-Unis ont fourni 63,2 % du GNL importé par l’UE. Le gaz russe recule, mais le système européen devient plus dépendant du marché mondial du LNG.

63,2 %part des États-Unis dans les importations de GNL de l’UE au T2 2026 selon Eurostat
63,2 %GNL UE venant des États-Unis au T2 2026
17,3 %GNL venant encore de Russie
45 %part du GNL dans les importations gazières UE en 2025
≈33 %part mondiale du LNG que les États-Unis pourraient atteindre fin de décennie selon l’AIE
Illustration éditoriale — Gaz & énergie
Illustration éditoriale Ligne de Fracture — schéma de contexte.

L’Europe a réduit sa dépendance au gaz russe, mais elle n’est pas devenue indépendante du gaz. Elle a changé de logistique : davantage de navires, davantage de terminaux et un rôle beaucoup plus grand des États-Unis.

Eurostat indique qu’au deuxième trimestre 2026, 63,2 % du GNL importé par l’Union venait des États-Unis. La question n’est pas de savoir si Washington “remplace Moscou” de manière mécanique, mais de mesurer la nouvelle concentration et la sensibilité de l’Europe au marché mondial du LNG.

1Gaz américain
2Liquéfaction
3Méthanier
4Terminal européen
5Réseau gazier UE

1. Le GNL rend l’Europe plus flexible

Un gazoduc lie physiquement un vendeur et un acheteur. Le GNL peut être redirigé vers plusieurs marchés. Cette flexibilité réduit le risque d’un fournisseur unique mais expose davantage l’Europe à la concurrence mondiale pour les cargaisons.

En 2025, le GNL représentait déjà 45 % des importations gazières de l’UE, contre 20 % en 2021.

2. Les États-Unis deviennent le fournisseur pivot

La Commission estimait que les États-Unis fournissaient 26 % de l’ensemble du gaz importé par l’UE en 2025. Leur poids est encore plus élevé sur le seul GNL : 63,2 % au T2 2026 selon Eurostat.

Cette relation est différente de l’ancienne dépendance russe : les molécules américaines passent par un marché plus liquide, mais la capacité d’exportation et la politique américaine influencent de plus en plus le prix marginal européen.

3. La Russie n’a pas totalement disparu du GNL

Au T2 2026, Eurostat indique encore 17,3 % de GNL d’origine russe. La sortie du gaz russe est donc incomplète et se fait à des rythmes différents selon pipeline et LNG.

L’Union s’est fixé un calendrier de sortie, mais chaque réduction doit être remplacée par une autre offre ou par une baisse de la demande.

4. Le prochain risque est peut-être commercial plutôt que physique

Avec la vague de nouveaux projets LNG en Amérique du Nord, l’offre mondiale devrait croître fortement. Cela peut réduire les tensions de prix. Mais les contrats européens deviennent aussi liés à la politique énergétique américaine, aux coûts de liquéfaction et au fret maritime.

Le tableau à garder

IndicateurValeurLecture
part US du GNL UE T2 202663,2 %forte concentration sur le principal fournisseur
part Russie GNL UE T2 202617,3 %dépendance résiduelle
part GNL des imports gaz UE 202545 %basculement logistique majeur
part US du LNG mondial fin décennie≈33 % selon AIEpoids américain appelé à croître
La fracture à surveiller : L’Europe n’a pas remplacé un gazoduc russe par un gazoduc américain ; elle a remplacé une dépendance physique par une exposition plus forte à un marché mondial dominé par le LNG américain. C’est plus flexible, mais pas sans risque.

Les 4 signaux à suivre

part US du GNL européen trimestre par trimestre
sortie effective du GNL russe
nouveaux contrats long terme européens
écart entre prix Henry Hub et TTF européen

Questions fréquentes

Quelle part du GNL européen vient des États-Unis ?

63,2 % au deuxième trimestre 2026 selon Eurostat.

L’Europe importe-t-elle encore du GNL russe ?

Oui, Eurostat indique 17,3 % du GNL importé au T2 2026.

Le GNL réduit-il la dépendance énergétique ?

Il augmente la flexibilité géographique, mais expose davantage l’Europe au marché mondial et à ses principaux exportateurs.

Pourquoi les États-Unis gagnent-ils du poids ?

Ils disposent d’une capacité d’exportation LNG en forte croissance et l’AIE prévoit que leur part du marché mondial pourrait approcher un tiers à la fin de la décennie.

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